Le 23 juin 2026, une assemblée paroissiale s’est tenue à l’église Saint Vaast de Béthune. Le but était non seulement d’accueillir notre nouveau prêtre (Vincent Blin), mais aussi de découvrir le futur espace missionnaire. Notre curé Laurent Boucly, à quelques mois de son départ, avait organisé cette rencontre pour nous permettre de faire connaissance. Malgré l’invitation tardive, environ 80 personnes étaient présentes.
Vincent Blin sera le curé de la paroisse, qui comprend 4 espaces missionnaires. Il sera en charge de coordonner le travail commun et le responsable de l’espace missionnaire. Ce dernier va coordonner et rassembler les 3 paroisses actuelles de Saint Éloi en Béthunois, Notre-Dame en Béthunois et Sainte Anne en Artois.
Pour faire vivre l’espace missionnaire, Vincent Blin sera accompagné du père Loïc (qui poursuit sa licence à Lille) et de Paul Badindamana (curé d’Ardres) et de deux prêtres ainés (Pierre Thibault et Bernard Lortil).
Il résidera au presbytère de la rue Gambetta à Béthune mais rappelle qu’il ne sera pas affecté uniquement à cette commune.
Notre évêque souhaite que nous soyons le plus missionnaires possible. Cela implique d’écrire un projet missionnaire qui motive, qui appelle et puisse ensuite être mis en œuvre dans chaque lieu.
En ce qui concerne notre espace missionnaire, il nous faudra organiser la vie quotidienne de l’Église.
Certains « champs missionnaires » couvriront toute la paroisse : les jeunes, la réalité du monde de la précarité, le monde de la santé, l’aumônerie de la prison.
L’idée générale est que nous allons nous accompagner les uns les autres.
Pour l’instant, l’évêque a demandé aux membres des EAP de continuer leur mission, le temps nécessaire pour constituer les nouvelles équipes d’accompagnement. À la rentrée, il va falloir faire toute une série de rencontres pour mettre les choses en place, avec les équipes d’accueil car les accueils paroissiaux vont continuer.
Il va falloir également se coordonner afin d’harmoniser raisonnablement les manières de faire des célébrants : il ne s’agit pas de tout uniformiser, mais d’apprendre à travailler ensemble.
Dans notre espace missionnaire, le lieu fixe pour la messe dominicale sera l’église Saint Vaast de Béthune. Le fait qu’il y ait, pour chaque espace missionnaire, un lieu fixe de célébration, ne signifie pas qu’il n’y aura plus rien dans les autres clochers : les prêtres continueront à y célébrer dans la mesure de leurs possibilités.
Le planning des messes jusqu’à la fin 2026 sera élaboré en essayant de perturber les habitudes le minimum possible.
Être un espace missionnaire, cela signifie bâtir, mettre en œuvre ensemble un projet missionnaire. Il faudrait que, 5 ou 6 fois dans l’année, tous puissent se retrouver autour d’actions missionnaires, pour permettre à tous de pouvoir faire un pas, d’être accompagné et de goûter la joie d’être ensemble.
Le guide, pour les années à venir, est la lettre pastorale de l’évêque : si chaque clocher compte uniquement sur le prêtre pour la messe, il ne va pas vivre beaucoup. Il faut que dans notre projet missionnaire, notre projet d’animation pastorale, on trouve les moyens de faire vivre les communautés chrétiennes liées à chaque clocher pour qu’elles soient vivantes, rayonnantes et appelantes, même si le curé ne vient pas dire la messe tous les dimanches. Mais cela ne signifie pas non plus qu’on se rassemble uniquement entre nous. Ça veut dire que la vie d’une communauté chrétienne est faite de temps de prière, de solidarité, de partage d’évangile.
Ne faisons pas tout reposer sur le dimanche matin, parce que c’est le moment l’où on se retrouve pour se nourrir de l’Eucharistie.
Moi, dans le rural, il y a certaines fêtes, comme la Toussaint et les rameaux, où on multipliait les célébrations de la Parole, parce qu’il y a tellement d’afflux, qu’on trouvait important qu’il y ait des gens dans toutes les églises (ou le plus possible) pour accueillir, vivre un temps de prière, bénir les Rameaux, ou prier pour les défunts puisqu’ils venaient à la Toussaint pour aller sur les cimetières, etc. … afin de vivre un temps de prière avec eux.
De même, s’il y a un évènement pour lequel vous pensez qu’il faut vraiment qu’on ait une présence d’Église, que l’église soit ouverte, et qu’on vive quelque chose ensemble, on peut faire une assemblée dominicale ce jour-là. L’important, c’est aussi de pouvoir se retrouver pour faire communauté ensemble dans l’Eucharistie.
Dans ma paroisse d’Hesdin, on utilise beaucoup la plateforme Enoria pour tous les contacts paroissiaux. On y inscrit l’agenda de la paroisse, des célébrations, et ça se synchronise automatiquement sur messes.info. C’est très pratique et, en plus, ça se synchronise en même temps sur mon agenda personnel. On peut donner l’accès à la vision des célébrations à plein de gens (par exemple, aux équipes liturgiques qui veulent savoir quel prêtre vient, pour envoyer une préparation).
Il faut que dans l’année, on puisse se retrouver pour discuter, voir comment s’entraider, comment s’améliorer. Dans les paroisses où je suis curé actuellement, ça m’arrive des fois de célébrer des funérailles : c’est préparé par l’équipe et je préside. J’assure l’homélie, mais sinon, c’est l’équipe qui accueille et assure l’animation.
En fait, je suis présent dans deux circonstances :
Ce sont des temps, des moments où c’est important qu’on soit avec vous.
Mais pour le reste, heureusement que l’équipe est là.
A la question « est-ce qu’on reste sur notre clocher », l’évêque a écrit une orientation il y a quelques années et, on peut imaginer, sur les espaces missionnaires, qu’il y ait un coordinateur ainsi qu’un référent qui rassemble régulièrement les équipes Funérailles pour un petit temps de formation, pour partager un peu ce qu’on y vit, et puis pour s’entraider.
Donc j’imagine que, dans l’année, il faudra que je trouve quelqu’un qui puisse être référent pour tout le monde, mais on ne va pas révolutionner le système.
La première chose que je vais faire, c’est me mettre à votre école : il faut que j’apprenne de votre manière d’accueillir.
La deuxième chose, je verrai comment on fonctionne au niveau de la paroisse pour le projet missionnaire, mais j’ai tendance à mettre les jeunes adultes et les jeunes familles comme prioritaires dans le champ missionnaire : j’ai envie de construire à partir de ça.
Ce que je trouve important (et c’est l’intérêt de l’espace missionnaire), c’est comment étendre aux autre lieux cette dynamique d’accueil que vous avez pu mettre en place ici.
On a fait une expérience à Hesdin, on a essayé de la reproduire et on a été étonnés : l’église a été remplie de gens (des parents du caté, des fiancés, des gens qui ne sont pas les pratiquants du dimanche) qui ont vécu quelque chose de fort, de beau, de riche et qui se sont dit « ça, ça nous plaît ». Je constate que c’est en sortant un peu de notre clocher, en venant voir et vivre quelque chose, qu’on apprend. On apprend des autres. Puis en repartant, on se dit « tiens, peut-être qu’il y a des petits trucs tout simples qu’on peut faire ». Par exemple, qu’il y ait 2, 3 personnes déléguées à l’accueil, à l’entrée de l’église, qui viennent vers ces nouveaux arrivants.
Je pense beaucoup de bien de ces initiatives. Mais le rôle d’un curé n’est pas de mettre tout l’espace missionnaire à qon diapason : c’est de permettre à chacun de donner aussi son charisme. Je ne vous promets pas d’être présent à tous les temps d’adoration, mais quand je pourrai, je viendrai. Le dimanche midi, s’il y a un repas, je serai là de temps à autre.
Je vais découvrir, je vais goûter, je vais apprécier ce qui se vit ici. Je vais rendre grâce, et puis j’entraînerai aussi des choses, certainement. Mais ça sera toujours dans la douceur.
Pour les servants de messe, c’est possible d’aller dans les autres clochers.
Supposons qu’il y ait une messe des familles dans un clocher autre que Saint Vaast : on réunit l’équipe des servants de messe et on demande si une petite équipe voudrait aller montrer là-bas aux enfants, leur donner l’envie, leur dire que c’est chouette.
L’équipe sert la messe puis demande aux enfants « qui serait partant pour être servants d’autel, comme nous ? »
Mais il ne faudra pas aller tout le temps dans les autres clochers car c’est bien aussi que vous soyez ensemble.
J’aime le média Espérance. A Hesdin, je suis assez investi dedans. J’ai conscience que ce média touche plutôt des générations à partir de la mienne mais, en même temps, il est vital pour certains. Donc il nous faut trouver des formules qui permettront aux personnes qui ne sont pas abonnées de le découvrir.
Dans les équipes qu’il va falloir rassembler, il y a tous ceux qui sont chargés de communication dans les 3 paroisses, il va falloir qu’on soit ensemble pour coordonner un peu notre communication aussi. Et la communication aujourd’hui, elle est forcément multimédia. Il y a les jeunes qui sont sur les réseaux, il y a l’écrit, il y a Youtube, il y a une newsletter tous les mois avec les infos principales.
C’est un domaine où il y a du boulot : partout où il y a des êtres humains ensemble, la communication c’est toujours le grand défi. Ça fait partie de cette dimension missionnaire qui doit exister au niveau de chaque espace missionnaire, mais aussi au niveau de toute la paroisse.
Au niveau de la paroisse, il y aura également une équipe pastorale avec les prêtres responsables de chaque espace missionnaire et les délégués pastoraux.
Dans l’espace missionnaire ici, il y aura un délégué pastoral qui travaillera en binôme avec moi, une perle rare qu’il faut que je trouve. Et puis aussi, un certain nombre de responsables : il y aura des délégués des diacres, les laïcs en mission ecclésiale, etc.
Il y a toute une équipe qui doit travailler.
Au niveau des prêtres de la paroisse, on devrait se voir tous les jeudis (à confirmer) à la maison Marthe et Marie pour prier, travailler et manger ensemble.
On verra également comment on va vivre tout cela avec l’équipe pastorale de la paroisse.
« Mon numéro de téléphone, on peut l’avoir sur Internet (06 88 75 35 34 – NDLR)
L’adresse mail, c’est pareil pour tous (prêtres, diacres, animateurs en pastorale) : prénom.nom@arras.catholique. Donc : vincent.blin@arras.catholique.fr«